L'adolescence passée, on s'attend à dire adieu à l'acné. C'est sans compter sur l'acné hormonale, qui vient alors prendre le relais dans une course à l'épuisement moral et financier.
Tous les recours auront été épuisés. Des procédés naturels aux peelings les plus agressifs, en passant par les comprimés par voie orale et les crèmes en tout genre, rien ne fonctionne, les comédons et autres kystes sont là et ne semblent pas vouloir prendre congé. «Pour moi, c'est par cycle, je sais que je vais avoir du répit pendant deux ou trois jours, entre l'ovulation et mes règles, mais en dehors de ça, impossible d'avoir une peau nette», déplore Morgane, 31 ans.
Dans sa salle de bains, les produits cosmétiques s'amoncellent. L'avocate en est au troisième dermatologue consulté en quatre ans. À chaque rendez-vous, le même constat: «Vous souffrez d'acné hormonale, on peut l'atténuer, mais pas la stopper.» Face à cette maladie de peau, bien des personnes se retrouvent en souffrance, sans solution efficace.
Qu'est-ce que l'acné hormonale?
«Si on sait que l'acné adulte a un lien avec les variations hormonales, on ne connaît à ce jour pas le lien réel entre les deux», expose la docteure S., dermatologue depuis maintenant douze ans. À la puberté, filles et garçons se retrouvent plus ou moins égaux face à cette affection cutanée: près de 70% des jeunes y sont confronté·es. En cause? Un pic d'androgènes, à l'origine de la stimulation de sébum et donc de l'apparition des fameux boutons. Ceux-ci peuvent se situer sur le visage, le cou, le décolleté et descendre jusque dans le dos et sur les fesses. Plus rarement, on peut également en trouver sur le ventre et les bras.